Adopter une alimentation flexible pour une approche durable

Pour bon nombre d’entre nous, manger est un des plaisirs de la vie. Manger un morceau de chocolat noir (ou au lait), un biscuit tout chaud qui sort du four, des jujubes fruités ou une croustille au ketchup : nous avons tous nos péchés mignons. Lorsqu’on vise une perte de gras, une optimisation de l’alimentation ou de la performance sportive, ces aliments dits « d’occasion », qui sont riches en calories, mais faibles en nutriments, doivent être plus ou moins restreints afin de cadrer dans l'apport calorique désiré. L’accent doit plutôt être mis sur les aliments nutritifs et moins transformés, comme les légumes, les fruits, les produits céréaliers à grains entiers ou les viandes maigres sont RICHES en nutriments, mais FAIBLES en calories pour la plupart.

 

La photo ci-dessous présente le concept de densité nutritionnelle. Ce concept énonce que certains aliments, comme les légumes, les fruits, les produits céréaliers à grains entiers ou les viandes maigres sont RICHES en nutriments, mais FAIBLES en calories pour la plupart. De l'autre côté, on retrouve certains aliments, comme les biscuits, les bonbons, les croustilles, les barres chocolatées et autres friandises qui sont RICHES en calories, mais FAIBLES en nutriments. En ce sens, il est logique de se tourner vers les aliments faibles en calories et riches en nutriments en contexte d'optimisation de la santé ou de perte de poids. Ils contiennent souvent davantage d'eau et de fibres et sont donc plus rassasiants.

 

 

Néanmoins, les aliments dits « d’occasion » apportent du plaisir, de la satisfaction et un bonheur temporaire.  Est-ce réaliste de vouloir éliminer TOUS les aliments moins nutritifs ? De s’interdire à tout jamais du chocolat, des pâtisseries ou des croustilles ? Évidemment que non. L’interdiction et la restriction sévère sont les pires ennemis de la durabilité. Je considère qu’il est très important de ne pas les éliminer complètement les aliments d’occasion, puisque cela risque de créer une attirance démesurée au fil du temps envers ceux-ci. Plus on interdit quelque chose, plus cela devient attirant à long terme. À titre d'exemple, il y a de fortes chances qu’à la fin d’une diète sévère d’une durée fixe, une personne soit plus à risque de se gaver d’aliments qui étaient « interdits » dans son plan et soit rongée par la culpabilité par la suite.

 

 

 

Être flexible pour adopter de saines habitudes à LONG terme

 

Intégrer de temps en temps des aliments d’occasion dans une démarche de perte de poids ou d’amélioration de performance sportive n’influencera aucunement les résultats. Au mieux, cela risque d’améliorer l’adhésion au plan sur une plus longue période. En considérant toujours les préférences et goûts alimentaires de mes clients, j’arrive très souvent à intégrer quelques-uns de leurs aliments « plaisir » dans leurs nouvelles habitudes alimentaires. Par ailleurs, plusieurs de mes clients sont très surpris lorsqu’ils apprennent que je mange du chocolat presque au quotidien et que ma meilleure collation pré entrainement est souvent composée de Froot Loops. J’en avais justement mangé la semaine dernière avant de faire un nouveau record personnel au squat, soit 300 lbs à un nouveau poids corporel plus léger.

 

 

En suivant cette logique, la tentation de « cheater » devient moins présente avec une telle approche. Pourquoi se priver sévèrement pendant une semaine pour ensuite se goinfrer d’aliments « plaisir » à un repas unique précis (ou une journée précise) ? Cela ne fait que créer une obsession démesurée pour ce repas ou cette journée. Et tant qu’il est entretenu, ce cercle vicieux recommence encore et encore de semaine en semaine… En ce sens, se permettre de temps en temps des aliments « d’occasion » fait en sorte de briser cette habitude et de diminuer la culpabilité associée à la consommation de ces aliments. À mon sens, il est préférable de répartir le plaisir sur une semaine plutôt que le concentrer seulement en un seul et unique repas…

 

 

Ne rien diaboliser

 

La flexibilité alimentaire est l’un des piliers de mon approche avec mes clients. Que ce soit en contexte de perte de poids ou de performance sportive, aucun aliment ne doit être diabolisé et mis de côté. Il n’existe aucun aliment magique pour la perte de poids ou la performance. Par ailleurs, vous pouvez le demander à mes clients, je n’interdis aucun aliment à personne. Ainsi, une approche nutritionnelle qui mise sur les aliments denses en nutriments à la base, mais qui inclut de temps en temps des aliments « d'occasion/plaisir » est à mon sens la plus durable à long terme.

 

 

 

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